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L'irrigation en France depuis 1988

01 Dec 1996-Houille Blanche-revue Internationale De L Eau (EDP Sciences)-Iss: 8, pp 27-34

About: This article is published in Houille Blanche-revue Internationale De L Eau.The article was published on 1996-12-01 and is currently open access. It has received 6 citation(s) till now.

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L'irrigation
en
France
depuis 1988
par Jean-Louis Janin
ICGREF,
Chargé du pôle de compétence statistique
du réseau IFEN-DIREN pour le Sud-Ouest
1
Il
41 %
D'AUGMENTATION
EN
SEPT
ANS
La
superficie totale irriguée en France métropolitaine a aug-
menté de 470 000 ha entre 1988 et 1995. En passant de 1,15
à 1,62 million d'hectares elle augmente de
41
% en sept ans,
soit une augmentation moyenne de 5
% par an.
La
connaissance
statistique
de
l'irrigation
en
France
métropolitaine remonte à plus
d'un
siècle
Ill.
La superficie
irriguée
a été multipliée
par
quatre en
40
ans,
de 1955 à
1995. La quasi stagnation que semblent faire apparaître les
estimations de 1990 et 1993 est démentie par l'augmentation
d'environ
150 000 ha entre 1993 et 1995.
Tableau
1.
-
Superficies
irriguées
de
1955
à
1995.
Année
1 000 ha
Source
1955 402 INSEE
(RGA
55)
1970 539
SCEES
(RGA
70)
1979
801
SCEES
(RGA
79)
1988
1 147 SCEES
(RGA
88)
1990
1 476 SCEES (STRU 90)
1993 1 468 SCEES (STRU 93)
1995 1 620 SCEES (STRU 95)
Il
s'agit
bien
d'une
tendance de fond de l'agriculture fran-
çaise, analysée ici sur la période récente, durant laquelle la
nouvelle politique agricole commune a été définie et mise en
œuvre.
L'étude
statistique
porte
sur
l'ensemble
du
territoire
métropolitain et sur les découpages géographiques des 6 bas-
sins des Agences de
l'Eau,
des 22 régions et des
96
départe-
ments.
Pour
assurer une qualité statistique
homogène
aux don-
nées présentées, le traitement des résultats bruts d'enquêtes
effectuées
par
le
SCEES
(Service central des
enquêtes
et
études statistiques) a été complété par un rééquilibrage des
valeurs extrapolées et par une sélection des entités géogra-
phiques renseignées (encadré).
Cette étude a été rendue possible par la mise
à disposition
des fichiers source et grâce
à une collaboration très fruc-
tueuse avec les responsables et les spécialistes du SCEES
tout
au
long du processus d'élaboration de la méthode d'ana-
lyse et de restitution des
données,
engagé depuis octobre
1994121.
II
III
90 % DES
IRRIGANTS
REGROUPÉS
DANS 3 BASSINS
Les bassins Adour-Garonne, Loire-Bretagne et Rhône-Médi-
terrannée-Corse totalisent
par
ailleurs 88 % des superficies
irriguées en 1995.
Article published by SHF and available at http://www.shf-lhb.org or http://dx.doi.org/10.1051/lhb/1996083

L'IRRIGATION
EN
FRANCE
DEPUIS 1988 _
Une
analyse
plus
détaillée
montre
que
le
nombre
d'exploitations
qui irriguent a diminué
de
8,4 % entre 1988
et
1995, ce qui est nettement plus faible que la diminution
globale
du nombre d'exploitations agricoles,
évalué
sur les
mêmes
bases à 27 %. Les deux phénomènes de
l'
introduc-
tion
de
l'irrigation dans de nouvelles exploitations et
d'une
meilleure résistance de celles qui irriguent à la disparition ou
à
l'absorption
se conjuguent ici.
Tableau
2.
-
Irrigation
par
bassin
en
1988
et
1995.
1 000 exp!. 1 000
ha
Bassin
1988
1995 1988 1995
France
121
110 1 147 1 620
Adour-Garonne
40
38
505
661
Loire-Bretagne
21 21
263
414
Rhône-Méd-Corse
50
41
268 355
Seine-Normandie
5,3 5,9
69
110
Rhin-Meuse
2,6 2,7
34
50
Artois-Picardie
1,4 1,9 7,8 26
Source:
SCEES (RGA 88
et
STRU 95).
La
carte 1 présente la chronique des superficies irriguées
par
région pour les 4 années de données.
La
superficie irri-
guée
en 1995 et la série des indices
d'évolution
sont fournies
dans
le tableau 4 (base 100 en 1988).
L'augmentation générale sur la période reste globalement
marquée
entre 1993
et
1995
(l3
points
d'augmentation
de
l'indice).
Parmi
les
7
régions
la
superficie
irriguée
dépasse 1
(JO
000 ha,
l'indice
augmente de
18
points en Midi-
Pyrénées
(qui frôle les
300000
ha irrigués), de
15
points en
Aquitaine,
et
respectivement de
9,
12
et
13
points en Poitou-
Charentes, Pays de la Loire et Rhône-Alpes.
Carte
1.
- Irrigation en région de 1988 à 1995.
73L §
'r
91
~~~~
HECTARES IRRIGUES
_1988
11..........,
111990
20 régions renseignées
Ulm
~
1993
brID
1995
Source: SCEES (RGA 88, STRU
90,
93 et 95)
La région
Centre
a
connu
un pic très
marqué
en
1990
(plus du double de la superficie irriguée en 1988), avec une
forte diminution en 1993 et une augmentation de 5 points en
fin de période. La région PACA connaît une augmentation
de
3
points,
avec
l'indice
le
moins
élevé
sur
la
période
(lll),
qu'elle
partage avec la
Corse,
dont
l'indice
perd
14
points entre 93 et 95.
Dans les autres
régions,
l'augmentation
reste très mar-
quée, notamment en Languedoc-Roussillon (+ 20), en Picar-
die
(+
49)
et
en
Bourgogne
(+
33),
sauf
en
Alsace,
l'indice perd 3 points.
L'analyse par bassin montre la persistance de l'augmenta-
tion
en
fin
de
période
dans
les
bassins
Adour-Garonne,
Rhône-Méditerrannée-Corse et Seine-Normandie (+ 15, +
Il
et
+ 15), le
tassement
relatif
en
Loire-Bretagne
(+
8),
la
diminution dans le bassin Rhin-Meuse
(-
3) et la poursuite
du
décollage
spectaculaire
dans
le
bassin
Artois-Picardie
(+
100).
Tableau
3.
-
Superficies
irriguées
en
1995
et
indices
d'évolution
depuis
1988
par
bassin.
1 000
ha
Indice 100
en
1988
Bassin
1995
1990
1993 1995
France
1 620 129 128
141
Adour-Garonne
661 104
116
131
Loire-Bretagne
414 158
149 157
Rhône-Méd.-C.
355
118
121
132
Seine-Normandie
110 213
143 158
Rhin-Meuse
50
130
151
146
Artois-Picardie
26 252
224 334
Source:
SCEES (RGA 88
et
STRU 95).
Tableau
4.
-
Superficies
irriguées
en
1995
et
indices
d'évolution
depuis
1988
par
région.
Région
1 000
ha
Indice
100
en
1988
1995
1990 1993 1995
73 299 105
124 142
72
269 98 102 117
24
206
205 133 138
54 166
132 159 168
93
129
115 108
111
52
123 127
149
161
82
116 119 139 152
91
92 119 110 130
42
50
131
152 149
22
29
183 182
231
83
23 135 173 184
26
22 127 128
161
11
19
164
134 152
53
14 189 168
206
21
13
242 256 280
94
12
118 125
111
25
6,9 184 150 169
43
4,9
359
534 673
74
3,2
103
116 154
41
0,7
126
115
117
Ens.
1 598 128
127 140
Source:
SCEES (RGA 88, STRU 90, 93
et
95).

Source:
SCEES (RGA
88
et
STRU
95)
h
Tableau
5.
-
Taux
d'irrigants
et
d'irrigation
en
1988
et
1995.
Source:
SCEES (STRU
95).
Dép.
Taux
1
000
ha Dép. Taux
1
000
ha
13
45
69
18
6,4
29
40
41
91
67
6,4
13
68
26
37
46
5,7
13
82
26
61
01
5,6
16
47
25
82
07
5,5
8,8
65
21
27 72
5,3
21
26
20
44
37
5,0
17
84
20
24
44
4,6
19
32
19
91
2A
4,2
1,6
30
17
32
42
3,5
8,6
45
17
66
80
3,4
17
31
16
60
78
3,3
3,2
66
16
16
77
2,9
10
28
15
10
63
2,6
11
33
15
40
36
2,5
11
17
14
63
06
2,2
1,4
05
13
12 02
2,0
la
09
12 16
21
2,0
9,4
41
12
38
39
2,0
3,8
34
11
25
03
1,9
la
04
la
16
10
1,9
7,6
28
10
48
73
1,6 1,8
38
9,5
25
29
1,5
6,2
24
9,1
31
12
1,3
6,8
64
8,9
32
60
1,3
4,9
16
8,6
33
89
1,1
4,5
85
8,6
41
35
0,9
4,3
83
8,3
5,5
74
0,9
1,3
81
8,1
26
95
0,8
0,5
86
8,1
40
19
0,7
1,7
49
8,0
39
48
0,5
1,4
11
7,7
20
50
0,5
2,4
69
7,2
11
71
0,5
2,7
79
7,0
32
Ens.
7,9
1
578
Tableau
6.
-
Taux
d'irrigation
et
superficies
irriguées
par
département
(1995).
Le
taux
d'irrigants
(défini
ici
comme
la
proportion
d'exploitations équipées pour l'irrigation sur
l'ensemble
des
exploitations),
est
passé
de
12
% à 15,1 %
entre
1988
et
1995, soit une augmentation moyenne de
3,1
%.
Les
bassins
l'augmentation
est
supérieure
à
la
moyenne sont Adour-Garonne
(+
4,5
%),
Rhône-Méditerran-
née-Corse
(+
3,3 %) et Artois-Picardie
(+
3,5 %). Viennent
ensuite
les
bassins
Rhin-Meuse
(+
2,8
%),
Loire-Bretagne
(+
2,6 %) et Seine-Normandie (+ 1,6 %).
La
carte
2
et
le tableau 6 permettent de
repérer
les
13
départements dont le taux d'irrigation dépasse
15
%. Ils sont
situés au
cœur
des quatre aires géographiques de développe-
ment de l'irrigation du Sud-Ouest (avec des prolongements
en façade atlantique), du pourtour méditerrannnéen (avec des
prolongements alpins), du bassin parisien (notamment le pla-
teau
de
la Beauce) et de la plaine
d'Alsace.
67
départements
renseignés
Source:
SCEES (RGA 88 et STRU95)
Les limites
de
classes
du
taux
d'irrigation visent
à une répartition
égale des départements (resp.
14,
14, 13,
13
et 13 dans
les
classes
numérotées
de
5 vers
le
bas)
TAUX D'IRRIGATION
0,5 - 2,0
IKnE;B]
2,0 -
5,5
0"&-_
5,5
-
8,6
~
8,6-15,6
~
15,6-45,1
Carte
2. - Taux d'irrigation global en département
(1995).
III
III
UN TAUX
D'IRRIGATION
MOYEN
DE 5,7 %
Il
s'agit
ici du taux d'irrigation global de la superficie agri-
cole utilisée du territoire métropolitain. Un tel taux est lié au
territoire
considéré
(7,9 %
pour
les 67 départements de la
carte,
12
% pour le bassin Adour-Garonne, etc...).
Bassin
en
nb
d'exp!.
en
superficie
1988
1995
1988 1995
France
12,0
15,1
4,0
5,7
Rhône-Médit.-C.
22,4
25,7
6,5
8,5
Adour-Garonne
18,7
23,2
9,1
12
Loire-Bretagne
6,3
8,9
2,6
4,2
Rhin-Meuse
5,3
8,1
2,4
3,5
Artois-Picardie
3,3
6,8
0,5
1,8
Seine-Normandie
3,7
5,2
1,1
1,8

L'IRRIGATION EN
FRANCE
DEPUIS 1988 _
IV
1\1
LES
IRRIGANTS
CULTIVENT 20 %
DU TERRITOIRE AGRICOLE
et
celle
des
exploitations
qui
opèrent
par
prélèvement
indivi-
duel
direct.
Cette
répartition est toutefois
déséquilibrée
au
profit
des
réseaux
collectifs,
car
la
SAU
des irrigants qui
disposent
des
deux
modes
d'accès
a été
comptée
en
mode
réseau
collectif.
La
superficie
totale
cultivée
par
les
exploitations
équipées
pour
l'irrigation
définit
une
SAU
(Surface
agricole utilisée)
concernée
par
l'irrigation,
c'est-à-dire
dont
l'assolement
comporte
des
cultures
permanentes
ou
annuelles
irriguées
(SAU
& 1).
Le
taux
correspondant
est
évalué
à
20
%
de
la
SAU
du
territoire
métropolitain.
L'obligation
de
disposer
chaque
année
d'une
autorisation
administrative
pour
prélever
de
l'cau
à titre
individuel,
au
delà
d'un
certain
seuil,
et
l'abaissement
récent
de
ce
seuil à
8 m
3
/ha
dans
les
zones
de
pénurie
de la
ressource
naturelle,
soulignent
la
précarité
de
ce
type
de
prélèvement.
Lorsqu'il
y a
réalimentation
de
la ressource sollicitée,
il
est
fait
obligation
au
demandeur
de passer,
avec
un maître
d'ouvrage
public,
une
convention
de
restitution du
débit
pré-
levé.
Cette
restitution
est
opérée
par
le
gestionnaire
des
ouvrages
avec
facturation
du
service
rendu.
Il
y aurait
donc
lieu
de
distinguer
dans
l'accès
individuel
à
l'eau
celui qui
est
garanti
par
une réalimentation à
carac-
tère collectif.
Dans
les
mêmes
conditions
de
réalimentation.
la
distribution
de
l'eau
en
réseau
collectif
prend
alors
un
caractère
doublement
collectif.
Avec
l'information
disponible
actuellement,
la répartition
de
la
SAU
concernée
est
respectivement
de
40
IX:,
et
60
%,
entre
la
SAU
des
exploitations
alimentées
en réseau
collectif
Tableau
7.
-
SAU
des
irrigants
et
accès
à
l'eau
par
bassin
(1995).
SAU & 1 %
mode
d'accès
Bassin
% SAU 1 000
ha
réseau
indiv.
France
20
5600
40
60
Adour-Garonne
35
1 924
40
60
Rhône-Méd.-C.
31
1 287
66 34
Loire-Bretagne
16
1 548
21
79
Seine-Normandie
9,6 570
34 66
Rhin-Meuse
8,4
121
31
69
Source:
SCEES
(STRU 95).
SAU
des
irrigants
en
réseau
collectif
domine
nette-
ment
au
Sud-Est.
La
part des réseaux
diminue
en
allant
vers
l'ouest.
L'accès
individuel prend le
dessus
en
façade
atlan-
tique
et
en
remontant
vers
le
nord.
Tableau
8.
-
SAU
des
irrigants
et
accès
à
l'eau
par
départements
(1995).
15
régions renseignées
Carte 3. - Superficie régionale cultivée par les irrigants
et accès à l'eau (1995).
Source:
SCEES
(STRU 95).
Rég.
SAU
& 1
Accès
à
l'eau
(%)
%SAU
1 000
ha
réseau
individuel
93
65
434 74 26
72
42
637 38
62
94
40
43
77
23
73
39
919
48
52
91 37 377
72
28
42
33
114
29
71
24
33
790
22
78
54
32 560
12
88
82
27
425
62
38
52
19
416 20
80
11
18 106
39
61
22
12
164
41
59
83
7,5 116
61
39
26
6,3 113 9
91
74
3,1
28
33 64
Ens. 26
5
241
41
59
Source: SCEES (STRU 95)
SAU
& 1
(SELON
ACCES)
.,~
H:~:~:::::::~j
COLLECTIF
éL
__
INDIVIDUEL
SAU & 1(% SAU)
1:/1
3
-19
19-37
@tJt.::tii@
37 - 65

v UN TAUX
D'IRRIGATION
INTERNE
DE29%
Le taux
moyen
d'irrigation interne est évalué
pour
1995 en
France
métropolitaine à 29 % de la superficie agricole utili-
sée
par
les exploitations équipées pour l'irrigation.
Tableau
9.
-
Hectares
irrigués
et
taux
d'irrigation
interne
par
bassin
(1988-1995).
1 000 ha
irrigués
% (SAU &
1)
Bassin
1988
1995 1988 1995
France
1 147 1 620
28 29
Adour-Garonne
505
661
33 34
Loire-Bretagne
263
414 26
27
Rhône-Méd.-C.
268
355 26 28
Seine-Normandie
69
110
19
19
Rhin-Meuse
34
50 46
42
Source:
SCEES (RGA 88
et
STRU 95).
L'évolution de ce taux est liée au système d'irrigation pra-
tiqué.
L'augmentation
d'un
point
de
pourcentage
depuis
1988, tandis que la superficie cultivée
par
les irrigants passe
de 4,1 à 5,6 millions
d'hectares,
montre que le développe-
ment extensif des divers systèmes
d'irrigation
ne
s'accom-
pagne pas
d'une
intensification générale de ces systèmes.
Les évolutions régionales
et
départementales
du
taux sont
plus
variées:
5
régions
connaissent
une
augmentation
de
leur taux comprise entre 3 et 6 points et une région connaît
une diminution de 4 points.
Sur
les 26 départements rensei-
gnés, le taux augmente
de
5 à 10 points dans 7 départements
et diminue de
13
points
et
6 points dans deux autres.
Comme en 1988, les taux de 1995 varient fortement
d'une
entité à
l'autre
(de
12
à
44
% entre les
15
régions et de 9 à
6S
% entre les 26 départements renseignés).
La
variation
relativement
faible
des
taux
entre
1988 et
1995 semble apporter la preuve
d'une
assez grande stabilité
des systèmes d'irrigation pratiqués localement, que le niveau
de découpage spatial de
l'information
disponible ne permet
pas
d'aborder
de façon plus précise.
Ces systèmes semblent
s'être
adaptés à la nouvelle poli-
tique agricole
commune,
et
probablement aussi à la disponi-
bilité
de
la
ressource,
en
ajustant
leur
taux
d'irrigation
interne à la hausse ou à la baisse dans une plage de variation
qu'il est difficile de connaître mais qui devrait être au moins
équivalente à celle qui est constatée en département.
Tableau
10.
-
Hectares
irrigués
et
taux
d'irriga-
tion
interne
par
région
(1988-1995).
Carte
4. - Superficies régionales en sec et en
irrigué chez les irrigants (1988-1995).
SAU & IRRIGATION (1995)
Ji"J
EN SEC
~Iiiiii!i!i
IRRIGUEE
15
régions renseignées
SAU & IRRIGATION (1988)
\i2P
~
IRRIGUEE
k,,,,,d
EN SEC
Source:
SCEES
(RGA
88 et
STRU
95)
1 000 ha
irrigués
% (SAU &
1)
Rég.
1988 1995 1988
1995
73 210 299 30
33
72
230 270
42
42
24
150
206
27
26
54
99
166 28 30
93
116 129 30 30
52
76
123 28 30
82
77
116 23
28
91
71
92
21
25
42
34 50 48
44
22
13
29 15
20
83
13
23
17
20
26
14 22 18
19
11
13 19 19
19
94
11
12
26
27
74
2,1
3,2
10
12
Ens. 1 125
1558
29
30
Source:
SCEES (RGA 88
et
STRU 95).

Citations
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Dissertation
12 Dec 2002-
Abstract: Afin de prevenir la surexploitation des eaux souterraines et de resoudre les conflits d'usage, deux solutions ont traditionnellement ete proposees par les economistes : le marche et l'Etat Aujourd'hui, compte tenu de l'implication croissante des usagers dans la gestion de l'eau, une telle dichotomie ne semble plus operante Face a cette mutation, notre recherche vise a reconsiderer la gouvernance des eaux souterraines, dans une perspective de developpement durable Nous appelons gouvernance, le compromis qui s'etablit entre la coordination des actions individuelles (approche marchande) et deux formes distinctes d'action collective que nous denommons action collective d'interet public (intervention publique) et action collective d'interet communautaire La coordination des actions individuelles est analysee sous l'angle d'une critique de la theorie des droits de propriete et de la ‘‘nouvelle economie des ressources'', puis par le biais d'une confrontation de points de vue sur le fonctionnement des marches de l'eau Par ailleurs, l'examen attentif de l'action collective d'interet public nous permet d'identifier trois formes distinctes : hierarchique, incitative et participative Nous engageons ensuite une reflexion sur l'action collective d'interet communautaire, en mobilisant conjointement l'institutionnalisme et le courant de la propriete commune L'etude de la gouvernance des eaux souterraines en France (et plus particulierement de la nappe de Beauce) revele la necessite d'organiser l'information et de favoriser la communication au sein des communautes d'usagers A cette fin, nous proposons la construction et l'utilisation du logiciel NAPTIC, qui cherche a confronter les valeurs et les pratiques, pour accompagner la concertation sur la gouvernance durable des eaux souterraines

25 citations


Additional excerpts

  • ...Kapp (1976) sert de référent à ces deux courants et l’analyse qu’il offre de la propriété commune s’inscrit déjà dans la perspective d’un institutionnalisme qu’il affichera avec de plus en plus de véhémence au cours de sa carrière....

    [...]


01 Jan 1998-
Abstract: Cet article fait le point sur l'etat actuel des connaissances en matiere de consommations d'eau pour l'irrigation en France, tres variables dans le temps et l'espace. Au cours des dix dernieres annees, les superficies irriguees ont augmente de facon importante mais variable selon les regions, malgre la reforme de la PAC. Avec 43 % de la surface irriguee, le mais reste la principale culture irriguee. La connaissance des superficies irriguees, satisfaisante sur le plan statistique, est insuffisante pour une estimation quantitative des prelevements d'eau pour l'irrigation, du fait de la variabilite importante des besoins en eau des cultures et de la meconnaissance des pratiques d'apports d'eau des irriguants. Le Cemagref a developpe une methode d'estimation a l'echelle regionale des apports d'eau d'irrigation lors d'une secheresse severe. Les besoins en eau theoriques du mais, choisi comme culture de reference, sont evalues pour les principales regions de production, a partir des donnees climatiques et des caracteristiques des sols et en tenant compte des pratiques de restriction des apports d'eau des irriguants lors d'une secheresse prolongee. Sur la base de ce travail, il est possible de proposer un dispositif de suivi et d'analyse previsionnelle de la demande en eau des agriculteurs a l'echelle regionale, de facon a mieux apprecier les risques de tensions sur la ressource, et a mettre en place des modes de gestion plus efficaces. Ce dispositif devra s'appuyer entre autres sur une meilleure connaissance des pratiques des irriguants. / This article reviews what is currently known in the field of water consumption for irrigation in France, which varies drastically in time and space. During the last ten years, irrigated surfaces have increased significantly, with some variations depending on the regions, in spite of the CAP reform. With 43% of irrigated area, corn remains the main irrigated crop. The knowledge of irrigated surfaces, satisfying from a statistical standpoint, remains inadequate to quantitatively estimate water samplings for irrigation, because of the important variability of the crops water requirement and of the limited knowledge of irrigation practices. The Cemagref has developed, at regional scale, a method for estimating the supply in irrigation water during a severe drought. The theoretical water requirements of corn, chosen as a reference crop, are assessed for the main production regions, using climatic data and soil characteristics, and by taking into account restriction practices by farmers during a lasting drought. On the basis of this work, it is possible to propose a system of monitoring and prediction analysis of water demand from farmers on a regional scale, in order to better assess the risks of inadequation between supply and demand - and therefore of conflicts between users -, and to set up more efficient management modes. This system will rely, among others, on a better understanding of the farmers' practices.

3 citations


Book ChapterDOI
Josselin Rouillard1Institutions (1)
01 Jan 2020-
Abstract: Sustainable groundwater quantitative management does not only depend on implementing the right water policy instruments. It also relies on enabling sectoral policies that work in synergy with water policy objectives. To explore this link, this chapter presents the evolution of European agricultural policies, their level of support to irrigated farming, and consequences for groundwater abstraction in France. Three phases are identified. Until 1992, the French government encouraged the deployment of irrigated farming through price support mechanisms, market measures, subsidies for agricultural modernisation, and large scale supply infrastructure projects. The second phase, from 1992 and 2003, is a transitional period during which agricultural policies maintained an explicit support to irrigated farming, while the first agro-environmental schemes were established. The third and on-going phase (2003–2020) is associated with the progressive removal of direct payments for irrigated crops, while rural development funding offers mixed incentives. The chapter then presents current policy instruments contributing to reduce structural water deficits due to agricultural abstraction. To date, most projects to achieve groundwater quantitative targets focus on improvements in irrigation efficiency and the building of “compensatory” water storage schemes. To meet the challenges of climate change and increased scarcity, future initiatives should focus on water savings through the diversification of agricultural and food systems.

1 citations


01 Jan 2002-
Abstract: Resume — Cet article presente une methode de calcul du cout de mobilisation de l'eau pour l'irrigation, appele cout financier. Ce travail est motive par la recherche d'une meilleure gestion des credits prives et publics alloues a l'irrigation, et par la necessite de pouvoir comparer objectivement les couts de differents systemes ou methodes d'irrigation. Le cout financier se decompose en trois parties d'importance variable selon les reseaux d’irrigation : cout du capital, cout d'exploitation et cout de maintenance. On utilise pour cela les methodes d'actualisation, et l'on indique comment on peut comparer simplement entre eux des investissements de durees de vie differentes. A titre d'illustration, cette methode est appliquee a plusieurs reseaux d’irrigation, pour lesquels on detaille la structure de cout. Il est note qu'aucune generalite ne peut etre deduite de la comparaison de ces quelques exemples chiffres.

1 citations


01 Jan 2002-
Abstract: Face a la prevision de la demande alimentaire mondiale et alors que les Etats souhaitent partiellement se desengager du secteur de l'hydraulique agricole, la durabilite economique des reseaux d'irrigation risque de ne pas etre assuree. L'analyse des modes de gestion des Asa, permet de mettre en evidence certaines limites des vastes programmes engages a travers le monde visant a retroceder la gestion des equipements aux associations d'usagers. Cet article montre pourquoi le choix de politiques de financement de la maintenance et du renouvellement des equipements des Asa, tout en etant optimal, n'est pas pour autant durable. Apres avoir presente quelques facteurs explicatifs du choix de politiques de gestion de court terme, nous presentons un modele inter temporel d'arbitrage entre emprunt et autofinancement. Ce modele repose sur des caracteristiques macroeconomiques (taux d'inflation, taux d'actualisation et taux d'interet des emprunts et de l'epargne) et permet de montrer que les choix de politiques de gestion de court terme sont parfaitement rationnels et optimaux du point de vue des gestionnaires. (Resume d'auteur)

Performance
Metrics
No. of citations received by the Paper in previous years
YearCitations
20202
20023
19981