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Pauvreté et mortalité différentielle chez les personnes âgées

23 Dec 2011-Vol. 50, Iss: 4, pp 45-54
TL;DR: In this article, the mesure de la pauvrete is investigated in the case of the Belgique and de ses regions, and the problem of selection induite par la mortalite differentielle selon le revenu is discussed.
Abstract: Cette note a pour objectif d’illustrer, dans le cas de la Belgique et de ses regions, un probleme particulier pose par la mesure de la pauvrete. Etant donne que la mortalite varie selon le niveau de revenu – les personnes aux revenus plus eleves vivant plus longtemps, en moyenne, que les personnes aux revenus plus faibles –, les taux de pauvrete calcules pour les classes âgees dependent non seulement de ce que l’on pourrait appeler la vraie pauvrete, mais aussi de la selection induite par la mortalite differentielle selon le revenu. En calculant les taux de pauvrete que l’on observerait si des personnes avec differents niveaux de revenus avaient toutes la meme esperance de vie, on peut ainsi estimer la vraie pauvrete, en neutralisant les interferences dues a la mortalite differentielle. Cet ajustement des mesures de pauvrete est particulierement interessant pour la Belgique, ou les ecarts de longevite entre Flamands et Francophones et entre riches et moins riches sont importants.JEL code: I32

Summary (2 min read)

Introduction

  • Preprint submitted on 22 Aug 2011 HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of scientific research documents, whether they are published or not.
  • The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – ECOLE DES HAUTES ETUDES EN SCIENCES SOCIALES

  • ÉCOLE DES PONTS PARISTECH – ECOLE NORMALE SUPÉRIEURE – INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE.
  • Since mortality is related to the level of income – poor persons tend to die, on average, at younger ages than nonpoor persons – poverty measures for the elderly depend not only on what one can call the “true poverty”, but, also, on the selection induced by differential mortality due to income inequality.
  • Or nous savons que le taux de pauvreté observé chez les personnes âgées est plus élevé en Wallonie qu’en Flandre.

2. Les données

  • Nous utilisons l’enquête Européenne auprès des ménages EU-SILC, ainsi que des estimations de la relation entre niveau d’éducation et espérance de vie réalisées à partir du recensement 2001.
  • On observe également que, quel que soit la région et le groupe d’âge considéré, le taux de pauvreté est plus élevé chez les femmes que chez les hommes, particulièrement au-delà de 60 ans.
  • Notons enfin qu’il existe aussi de nettes différences de longévité entre les régions, qui sont pourtant géographiquement très proches.
  • En utilisant la relation revenu-éducation qui peut être estimée, nous avons pu obtenir des tables de mortalité par revenu, région et sexe.

3. Les taux de pauvreté corrigés

  • Afin de corriger les mesures de pauvreté des 60 ans et plus pour les effets de la mortalité différentielle selon le revenu, nous avons procédé comme suit.
  • Après correction, l’effectif d’une classe i dans la région j est donné par : ji flaold ji new ji l l NN , ,100 ,, Nous avons ensuite recalculé les taux de pauvreté, et les avons comparés avec les taux de pauvreté originaux.
  • Lorsqu’on garde l’ancien seuil de pauvreté (10236 €), le taux de pauvreté chez les 60 ans et plus augmente dans toutes les régions suite à notre correction.
  • La correction est relativement plus petite au sein des autres groupes.

4. Conclusions

  • La statistique sociale et économique est sujette à des interférences générées par la mortalité différentielle.
  • 9 Ensuite, il est vraisemblable que, dans les pays en développement où les différences de longévité sont plus fortes, les résultats auraient été plus marquants.
  • Finalement, ce n’est pas parce que les écarts mesurés sont minimes que le problème n’est pas intéressant.
  • Notons que dans notre cas nous utilisons des tables de mortalité par classe d’âge de cinq ans afin de garantir une représentation suffisante de chacune de nos classes de revenu.
  • Duleep, H.O. (1986): "Measuring the effect of income on adult mortality using longitudinal administrative record data", Journal of Human Resources, 21 (2), pp. 238-251. EU-SILC (2006): “Statistics on Income and Living Conditions”, European Commission.

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HAL Id: hal-00612606
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Preprint submitted on 22 Aug 2011
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Pauvreté et mortalité diérentielle chez les personnes
âgées
Mathieu Lefebvre, Pierre Pestieau, Grégory Ponthière
To cite this version:
Mathieu Lefebvre, Pierre Pestieau, Grégory Ponthière. Pauvreté et mortalité diérentielle chez les
personnes âgées. 2011. �hal-00612606�

WORKING PAPER N° 2011 – 26
Pauvreté et mortalité différentielle chez les personnes âgées
Mathieu Lefebvre
Pierre Pestieau
Grégory Ponthière
JEL Codes: I32
Keywords: Powerty measurement, differential mortality, income imputation
PARIS-JOURDAN SCIENCES ECONOMIQUES
48, BD JOURDAN – E.N.S. – 75014 PARIS
TÉL. : 33(0) 1 43 13 63 00 – FAX : 33 (0) 1 43 13 63 10
www.pse.ens.fr
C
ENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – ECOLE DES HAUTES ETUDES EN SCIENCES SOCIALES
ÉCOLE DES PONTS PARISTECH – ECOLE NORMALE SUPÉRIEURE – INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE

1
Pauvreté et mortalité différentielle chez les personnes âgées
1
Mathieu Lefebvre
2
, Pierre Pestieau
3
et Gregory Ponthiere
4
Résumé.
Cette note a pour objectif d’illustrer, dans le cas de la Belgique et de ses régions, un problème particulier posé
par la mesure de la pauvreté. Etant donné que la mortalité varie selon le niveau de revenu les personnes aux
revenus plus élevés vivant plus longtemps, en moyenne, que les personnes aux revenus plus faibles les taux de
pauvreté calculés pour les classes âgées dépendent non seulement de ce que l’on pourrait appeler la vraie
pauvreté, mais aussi de la sélection induite par la mortalité différentielle selon le revenu. En calculant les taux de
pauvreté que l’on observerait si des personnes avec différents niveaux de revenus avaient toutes la même
espérance de vie, on peut ainsi estimer la vraie pauvreté, en neutralisant les interférences dues à la mortalité
différentielle. Cet ajustement des mesures de pauvreté est particulièrement intéressant pour la Belgique, où les
écarts de longévité entre Flamands et Francophones et entre riches et moins riches sont importants.
Mots-clés: Mesure de pauvreté, mortalité différentielle, revenu imputé.
JEL code: I32
Abstract
This paper aims at illustrating, in the case of Belgian regions, a specific problem faced by poverty measures.
Since mortality is related to the level of income poor persons tend to die, on average, at younger ages than non-
poor persons poverty measures for the elderly depend not only on what one can call the true poverty, but,
also, on the selection induced by differential mortality due to income inequality. By computing the hypothetical
poverty rates that would prevail if all persons (of all income levels) had the same life expectancy, we estimate
new poverty measures, which, by construction, neutralize the interference or the noise due to income-based
differential mortality. Such an adjustment of poverty measures is particularly relevant for the case of Belgium,
where mortality gaps between Flemish and Walloon, as well as between rich and poor, are sizeable.
Keywords: Poverty measurement, differential mortality, income imputation.
JEL code: I32
1
Les auteurs remercient André Decoster et Sergio Perelman pour leurs commentaires.
2
Université de Liège, CREPP.
3
Université de Liège, CREPP, CORE, Ecole d’Economie de Paris, et CEPR.
4
Ecole Normale Supérieure, Paris, et Ecole d’Economie de Paris.

2
1. Introduction.
Dans son Essai sur le Principe de la Population (1798), Thomas Malthus a mis en évidence
l’existence de deux types d’ajustements de la taille de la population en présence de pauvreté.
D’une part, l’ajustement dit « préventif » de la population, c’est-à-dire la réduction du nombre
des naissances par anticipation des difficultés futures posées par l’alimentation et l’éducation
des enfants ; d’autre part, l’ajustement dit « positif » de la taille de la population, c’est-à-dire
une réduction de la population par la mortalité prématurée des personnes défavorisées.
5
Etant donné l’état peu développé de la statistique sociale au temps de Malthus, l’affirmation
de l’existence des ajustements préventifs et positifs de la population relevait davantage de la
conjecture que du résultat scientifique. Cependant, près de deux siècles après l’Essai,
plusieurs études empiriques ont confirmé l’existence d’une relation entre niveau de revenu et
longévité. Les personnes ayant des revenus élevés vivent, en moyenne, plus longtemps que les
personnes ayant des revenus plus faibles.
6
La mortalité différentielle selon la richesse a des conséquences non négligeables en ce qui
concerne la question de la mesure de la pauvreté. Comme cela a été souligné par Kanbur et
Mukherjee (2007), les mesures de pauvreté existantes, en se basant sur les populations en vie
à un moment donné, reflètent non seulement de ce que l’on pourrait appeler la « vraie »
pauvreté, mais, aussi, la sélection induite mécaniquement par la mortalité différentielle. En
effet, si la longévité était la même pour tous les niveaux de revenus, il y aurait relativement
moins de riches et donc plus de pauvres chez les personnes âgées, en comparaison avec ce qui
prévaut en présence d’une mortalité différentielle. La sélection induite par la mortalité
différentielle crée donc des interférences (noise) perturbant la mesure de la « vraie » pauvreté.
Dans cet article, nous nous intéressons à l’impact de la mortalité différentielle selon le revenu
sur la mesure de la pauvreté, et nous essayons de montrer en quoi le différentiel de mortalité
selon la richesse peut expliquer les taux de pauvreté observés au troisième age. Pour ce faire,
nous attribuons à toutes les personnes de plus de 60 ans la même espérance de vie; en d’autres
termes nous augmentons artificiellement les effectifs observés d’autant plus qu’ils ont de
faibles revenus. Cela nous donne un taux de pauvreté corrigé pour les différences de
mortalité, que nous comparons ensuite avec le taux de pauvreté non corrigé.
Nous adoptons cette approche pour étudier la pauvreté chez les personnes âgées en Belgique,
et dans les deux principales régions belges : la Flandre et la Wallonie. Cet exercice est
particulièrement intéressant quand on sait que l’espérance de vie est de près de deux ans plus
élevée en Flandre qu’en Wallonie. En d’autres termes, la correction consistera à une double
augmentation « artificielle » du nombre de pauvres en Wallonie, pour tenir compte du
différentiel entre classes de revenus et du différentiel entre région. Si l’on prend un Wallon
appartenant au percentile inférieur, son espérance de vie peut être 5,5 ans plus basse que celle
d’un Flamand appartenant au percentile supérieur (2,5 ans pour la région et 3 ans pour les
revenus). Or nous savons que le taux de pauvreté observé chez les personnes âgées est plus
élevé en Wallonie qu’en Flandre. Cela veut dire que si l’on donnait à tous les mêmes chances
de survie, le différentiel de pauvreté Flandre Wallonie serait encore plus élevé.
5
Pour une évaluation des thèses de Malthus à la lumière de l’histoire économique, voir Fogel (1993).
6
Voir notamment Duleep (1986), Deaton et Paxson (1998), Jusiot (2003) et Salm (2007). Une exception est
donnée par Snyder et Evans (2006), qui montrent au contraire que les groupes de revenus plus élevés font face,
ceteris paribus, à une mortalité plus grande que celle rencontrée par les groupes moins fortunés.

3
Pour illustrer le problème qui nous intéresse, prenons une sociéstationnaire composée de
pauvres ayant un revenu annuel de 1. Les riches ont un revenu annuel de 5. Ils vivent avec
certitude jusqu’à 100 ans alors que les pauvres vivent jusqu’à 75 ans. Imaginons qu’au départ
les pauvres représentent 80% des naissances, ce qui veut dire qu’ils représentent 75% de la
population. Si l’on prend l’écart interquintile de l’ensemble de la population, il est égal à 5.
En revanche l’écart interquintile des plus de 75 ans est égal à 1, car pour cette population âgée
qui ne comprend plus que des riches (les pauvres étant décédés), le revenu est identique et
égal à 5. Cet exemple illustre que le niveau observé d’inégalités des revenus aux âges élevés
est, en grande partie, le produit de la mortalité différentielle. En effet, si on faisait vivre
artificiellement les pauvres « manquants » jusqu’à 100 ans, on retrouverait l’écart interquintile
de 5. Cet article propose précisément d’ajuster les mesures de pauvreté de cette façon, afin de
filtrer l’influence des interférences liées à la mortalité différentielle selon le revenu.
Le reste de cette note est organisé comme suit. Dans la Section 2, nous présentons les données
sur la pauvreté en 2006 en Belgique et dans ses régions. Nous montrons aussi comment
l’espérance de vie varie selon la région, le sexe et le niveau de revenu. Ensuite, dans la
Section 3, nous présentons les taux de pauvreté corrigés, et nous les comparons avec les taux
de pauvreté habituels. Les conclusions sont tirées en Section 4.
2. Les données
Nous utilisons l’enquête Européenne auprès des ménages EU-SILC, ainsi que des estimations
de la relation entre niveau d’éducation et espérance de vie réalisées à partir du recensement
2001.
2.1. Revenu, espérance de vie et pauvreté en Belgique
Nos estimations vont porter sur l’année 2006. Puisque nous nous intéressons à la pauvreté
chez les plus âgés, nous divisons notre échantillon en deux, les moins de 60 ans et les plus de
60 ans. Le Tableau 1 présente le taux de pauvreté par région et par catégorie d’âge.
Le taux de pauvreté est plus élevé dans la population des 60 ans que dans la population totale.
Pour l’ensemble du pays, le taux de pauvreté est de 14.2 %, tandis que la proportion des
personnes pauvres au-dede 60 ans est de 20.8 %. On observe également que, quel que soit
la région et le groupe d’âge considéré, le taux de pauvreté est plus élevé chez les femmes que
chez les hommes, particulièrement au-delà de 60 ans. Il existe aussi de fortes différences dans
les taux de pauvreté entre les différentes régions, en particulier au sein des populations de
moins de 60 ans. Après 60 ans, ces différences s’amenuisent, grâce aux systèmes de retraite.
Notons enfin qu’il existe aussi de nettes différences de longévité entre les régions, qui sont
pourtant géographiquement très proches. L’espérance de vie à la naissance en Wallonie est
plus courte qu’en Flandre d’environ 2 ans et 4 mois. Cet écart n’est pas identique chez les
hommes et les femmes : en fait, l’écart d’espérance de vie à la naissance entre Flamands et
Wallons est de 1 an et demi chez les femmes, mais de 3 années chez les hommes.

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TL;DR: The challenges raised by increasing longevity are considered for the design of the social security system, pension policies, preventive health policies, the provision of long term care, as well as for long-run economic growth.
Abstract: One of the greatest success stories in our societies is that people are living longer, life expectancy at birth being now above 80 years. Whereas the lengthening of life opens huge opportunities for individuals if extra years are spent in prosperity and good health, it is however often regarded as a source of problems for policy-makers. The goal of this paper is to examine the key policy challenges raised by increasing longevity. For that purpose, we first pay attention to the representation of individual preferences, and to the normative foundations of the economy, and, then, we consider the challenges raised for the design of the social security system, pension policies, preventive health policies, the provision of long term care, as well as for long-run economic growth.

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01 Jan 1973
TL;DR: The French Revolution, like a blazing comet, seems destined either to inspire with fresh life and vigour, or to scorch up and destroy the shrinking inhabitants of the earth.
Abstract: THE GREAT AND UNLOOKED FOR DISCOVERIES that have taken place of late years in natural philosophy, the increasing diffusion of general knowledge from the extension of the art of printing, the ardent and unshackled spirit of inquiry that prevails throughout the lettered and even unlettered world, the new and extraordinary lights that have been thrown on political subjects which dazzle and astonish the understanding, and particularly that tremendous phenomenon in the political horizon, the French Revolution, which, like a blazing comet, seems destined either to inspire with fresh life and vigour, or to scorch up and destroy the shrinking inhabitants of the earth, have all concurred to lead many able men into the opinion that we were touching on a period big with the most important changes, changes that would in some measure be decisive of the future fate of mankind.

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TL;DR: It was found that absolute inequality in mortality increased among adult men and married women during the 1950s and 1960s and relative inequality increased for all three groups.
Abstract: In this paper the data on occupational and social class mortality published decennially for England and Wales are used to examine the trend in the size of class differentials in mortality from 1921 to 1972 for adult men, married women and infants. Using summary measures which take into account changes in the relative sizes of the social classes over time, it was found that absolute inequality in mortality increased among adult men and married women during the 1950s and 1960s and relative inequality increased for all three groups. Two widely recognized potential sources of error, changes in the occupational composition of the social classes over time, and discrepancies between the numerators and denominators of occupation-specific death rates are examined to determine their effect on the trend indicated, and the initial findings are confirmed. Finally, the possible causes and implications of rising inequality coincident with declining overall levels of mortality, relative affluence, and the uniform availab...

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TL;DR: This paper summarizes and extends results from the National Health Interview Survey, and provides new evidence from the Panel Study of Income Dynamics (PSID), which contains a measure of household income and collects information on an ordinal measures of self-reported health status.
Abstract: In our earlier work, we used data from the National Health Interview Survey (NHIS) to examine life-cycle patterns in health status and in the joint distribution of health status and income (Deaton and Paxson, 1998). In this paper we summarize and extend those results, and provide new evidence from the Panel Study of Income Dynamics (PSID). Both surveys contain a measure of household income, and collect information on an ordinal measures of self-reported health status (SRHS) that ranges from 1 (excellent) to 5 (poor). Section I concerns problems related to the measurement of inequality in health. Section II presents evidence from the two surveys on health and income inequality.(This abstract was borrowed from another version of this item.)

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TL;DR: Using restricted-use versions of the National Mortality Detail File combined with Census data, this article used this quasi experiment to examine the income mortality link in an elderly population, finding that the higher-income group has a statistically significantly higher mortality rate.
Abstract: Legislation in the 1970s created a Notch in social security payments, with those born after January 1, 1917, receiving sharply lower benefits. Using restricted-use versions of the National Mortality Detail File combined with Census data, we use this quasi experiment to examine the income mortality link in an elderly population. Estimates from difference-in-difference and regression discontinuity models show the higher-income group has a statistically significantly higher mortality rate, contradicting the previous literature. We also found that younger cohorts responded to lower incomes by increasing postretirement work effort, suggesting that moderate employment has beneficial health effects for the elderly.

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Journal ArticleDOI
TL;DR: This article examined the effect of income controlling for education on the mortality of white married men aged 35-65 and found that low income continues to have a large and significant effect on mortality risk controlling for disability and on the probability of death through its effect on disability.
Abstract: This study enhances the 1973 CPS-IRS-SSA Exact Match File with more complete Social Security mortality data for 1973-1978 and with updated Social Security earnings and disability data. It uses the resulting data set to examine the effect of income controlling for education on the mortality of white married men aged 35-65. It finds that low income continues to have a large and significant effect on mortality risk controlling for disability and on the probability of death through its effect on disability. (EXCERPT)

177 citations

Frequently Asked Questions (1)
Q1. What have the authors contributed in "Pauvreté et mortalité différentielle chez les personnes âgées" ?

This paper aims at illustrating, in the case of Belgian regions, a specific problem faced by poverty measures.