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Quel bilan pour une gonarthrose avant prothèse

01 Jun 2016-Revue Du Rhumatisme Monographies (Elsevier Masson)-Vol. 83, Iss: 3, pp 166-171

TL;DR: Cette decision repose sur les donnees de l’interrogatoire, the recherche des facteurs de risques generaux and des comorbidites, l‘evaluation of the gene fonctionnelle, le bilan radiologique, the Recherche de foyers infectieux, theevaluation des risques lies a l�’anesthesie and a the chirurgie orthopedique, and
Abstract: Resume Le bilan avant prothese de genou pour une gonarthrose fait partie d’un parcours de soins qui devrait etre centre sur le patient, necessitant une meilleure concertation interdisciplinaire pour informer le patient de la balance benefices/risques lies a la pose d’une prothese de genou et obtenir un accord mutuel entre le patient et les professionnels de sante, caracteristique essentielle du processus de « decision partagee » ou de « revelation des preferences des patients ». Cette decision repose sur les donnees de l’interrogatoire, la recherche des facteurs de risques generaux et des comorbidites, l’examen physique, l’evaluation de la gene fonctionnelle, le bilan radiologique, la recherche de foyers infectieux, l’evaluation des risques lies a l’anesthesie et a la chirurgie orthopedique, et l’information au patient.

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Quel bilan pour une gonarthrose avant prothèse
Gérard Chales
To cite this version:
Gérard Chales. Quel bilan pour une gonarthrose avant prothèse. Revue du Rhumatisme mono-
graphies, Elsevier, 2016, Pathologies du genou, 83 (3), pp.166-171. �10.1016/j.monrhu.2016.04.003�.
�hal-01308002�

1
Quel bilan pour une gonarthrose avant prothèse
Which work up before a knee arthroplasty for knee osteoarthritis ?
Article in press: Revue du Rhumatisme Monographies (Rev Rhum Monogr) 2016,
http://dx.doi.org/10.1016/j.monrhu.2016.04.003
Gérard Chalès
ab
,
a) Service de rhumatologie, hôpital sud, CHU de Rennes, 16, boulevard de
Bulgarie, BP 90347, 35203 Rennes cedex 2, France
b) Université de Rennes 1, 2 Avenue du Professeur Léon Bernard, 35043
Rennes, France
Auteur principal et correspondant
Gérard Chalès, service de rhumatologie, Hôpital sud, CHU de Rennes
E-mail : gerard.chales@chu-rennes.fr
3800 mots
Mots clés : genou ; prothèse totale de genou ; bilan préopératoire ; examen clinique ;
facteurs de risque ; comorbidités ; anesthésie ; chirurgie orthopédique ; décision
médicale partagée
Key Words : knee ; total knee arthroplasty ; preoperative work-up ; physical
examination ; risk factors ; comorbidities : anesthesia ; orthopaedic surgery ; shared
decision-making
« Déclaration d’intérêts : Les auteurs ne déclarent aucun conflit d’intérêt. »

2
Résumé
Le bilan pour une gonarthrose avant prothèse fait partie d’un parcours de soins qui
devrait être centré sur le patient, nécessitant une meilleure concertation
interdisciplinaire pour informer le patient de la balance bénéfices/risques liés à la
pose d’une prothèse de genou et obtenir un accord mutuel entre le patient et les
professionnels de santé, caractéristique essentielle du processus de « décision
partagée » ou de « révélation des préférences des patients ». Cette décision repose
sur les données de l’interrogatoire, la recherche des facteurs de risque généraux et
des comorbidités, l’examen physique, l’évaluation de la gène fonctionnelle, le bilan
radiologique, la recherche de foyers infectieux, l’évaluation des risques liés à
l’anesthésie et à la chirurgie orthopédique, et l’information au patient
Summary
Work up before a total knee arthroplasty for knee osteoarthritis is part of a clinical
care pathway which should be patient-centered, needing a best interdisciplinary
communication and collaboration to inform patients about the balance benefits/risk
linked to the knee arthroplasty and to obtain an agreement between patient and
health’s professionals, essential feature of the shared decision-making process or
patient’ preferences sensitive. This decision-making is based on the patient’s history,
search of general factors risk, comorbidities, physical examination, measure of knee
function, radiographs, work-up for infection sources, assessment of risk linked to
anesthesia and orthopaedic surgery, and delivering information to patients.

3
1. Introduction
Les caractéristiques de la population française ayant eu une implantation d’une
prothèse de genou (PTG) sont connues (63.5% de femmes, âge moyen de 71 ans,
18% des patients avec une obésité morbide (IMC > 40)) selon une étude
épidémiologique menée par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM)
à partir de la base de données médico-administratives de l’Assurance Maladie, et
près de 90 000 prothèses totales de genou ont été posées ou révisées en France en
2013 soit une augmentation de plus de 33% par rapport à 2008 [1]. Cependant, il ne
faut pas oublier que seulement 85% des patients ayant une PTG sont satisfaits des
résultats de leur prothèse et que moins d’un patient sur deux a « oublié » qu’il a eu
une intervention [2], contrairement à la mise en place d’une prothèse de hanche qui
donne la plupart du temps une hanche « oubliée ». C’est dire l’importance du bilan
préopératoire qui devra décrypter au mieux les « attentes » des patients et les
traduire en objectifs « réalisables ».
Le bilan préopératoire avant prothèse du genou (PTG) est actuellement très (trop)
segmenté entre les différents professionnels de santé, qu’il s’agisse du decin
généraliste [3], du rhumatologue [4], du chirurgien orthopédiste [5-6], de
l’anesthésiste [7-8], et du médecin de médecine physique [9-10], face aux
préférences individuelles et aux besoins des patients [11].
Ce bilan préopératoire fait partie d’un parcours de soins qui devrait être centré sur le
patient [12], nécessitant une meilleure concertation interdisciplinaire pour informer le
patient de la balance bénéfices/risques liés à la pose d’une PTG et obtenir un accord
mutuel entre le patient et les professionnels de santé, caractéristique essentielle du
processus de « décision partagée » ou de « révélation des préférences des
patients » [13]. Cette décision repose sur les données de l’interrogatoire, la
recherche des facteurs de risque généraux et des comorbidités, l’examen physique,
l’évaluation de la gène fonctionnelle, le bilan radiologique, la recherche de foyers
infectieux, l’évaluation des risques liés à l’anesthésie et à la chirurgie orthopédique,
et l’information au patient (tableau 1).
2. Interrogatoire
L’interrogatoire se doit d’analyser en premier lieu la plainte fonctionnelle selon les
caractéristiques de la douleur (début, facteur déclenchant, évolution dans le temps,
efficacité des traitements) et l’autonomie permise. L’intensité de la douleur,
mesurable par l’échelle visuelle analogique, n’est pas un critère de sélection pour
l’indication chirurgicale, ou tout du moins, il n’a pas édémontré un seuil de douleur
au-delà duquel une PTG serait justifiée selon les travaux du comité ORSI-OMERACT
[14]. En revanche, l’intensité de la douleur préopératoire était prédictive d’une
persistance de la douleur après PTG, tout comme la présence de catastrophisme, de
détresse psychologique et de comorbidités selon une méta-analyse récente [15]. Le

4
catastrophisme et la dépression ont une influence sur la douleur et la fonction, sans
oublier que la douleur contribue à l’anxiété et à la dépression qui peuvent parfois
s’améliorer grandement après la chirurgie prothétique. L’état psychologique était un
facteur prédictif de la satisfaction, de la douleur ou de la fonction 6 mois après la
pose de la PTG selon une méta-analyse [16]. La « non réponse » aux traitements
médicaux peut être un des facteurs de décision d’une PTG pour le chirurgien [17].
L'autonomie permise est bien mesurée par l’indice algofonctionnel de Lequesne:
périmètre de marche, utilisation de cannes, difficultés à la pratique des escaliers et
au passage de la station assise à la position debout. La capacité en préopératoire de
monter et de descendre l’escalier sans l’aide de la rampe était le meilleur facteur
prédictif (suivi par le jeune âge et une plus grande force du quadriceps) pour
déterminer les individus qui n’auraient pas besoin de rampe après PTG [18].
Les antécédents peuvent avoir une influence sur la décision opératoire: gonarthrose
post-traumatique, genou multi-opéré, arthrodèse du genou ou de la hanche, arthrite
septique active, déficit du quadriceps (maladie neurologique), algodystrophie récente
[6].
Les attentes des patients doivent être clairement définies [19] et certains attendent
beaucoup de l’intervention [20], de façon irréaliste, ce d’autant qu’ils sont plus
jeunes, plus physiquement actifs, plus demandeurs d’une récupération rapide et d’un
retour à l’état fonctionnel antérieur leur permettant la reprise des activités
professionnelles, de loisir et/ou sportives. Il faut savoir modérer cet optimisme et
expliquer que le soulagement de la douleur, la capacité de marcher et d’effectuer les
activités de la vie quotidienne sont des attentes réalistes. Ces attentes sont prises en
considération, tout comme le niveau de satisfaction et la qualité de vie lors de la
pratique des activités de loisir et/ou sportives, dans des questionnaires auto-
administrés (recueillant les données rapportées par les patients) issus de l’adaptation
française du nouveau score de la Knee Society pour la PTG [21] ou du Knee
Replacement Expectations Survey [22].
Les conditions de vie (habitat, seul, couple) doivent être précisées pour « prévoir »
le retour à domicile dans de bonnes conditions après l’intervention.
3. Recherche des facteurs de risque généraux
3.1 Age
L’âge n’est pas un facteur limitant pour la pose d’une PTG et même après 80 ans on
observait certes une amélioration des douleurs et du Knee Society Score mais une
moins bonne fonction et plus de complications [23].
3.2. Etat cardiovasculaire

References
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09 Dec 2014-Circulation
TL;DR: The 2017-18 FACC/FAHA curriculum vitae will focus on adolescent and young adult FACC and FAHA education, as well as leadership, self-confidence, and self-consistency.
Abstract: Jeffrey L. Anderson, MD, FACC, FAHA, Chair Jonathan L. Halperin, MD, FACC, FAHA, Chair-Elect Nancy M. Albert, PhD, RN, FAHA Biykem Bozkurt, MD, PhD, FACC, FAHA Ralph G. Brindis, MD, MPH, MACC Lesley H. Curtis, PhD, FAHA David DeMets, PhD[¶¶][1] Lee A. Fleisher, MD, FACC, FAHA Samuel

2,052 citations


Journal ArticleDOI
12 Jan 2002-The Lancet
TL;DR: An effective smoking intervention programme 6-8 weeks before surgery reduces postoperative morbidity, and this programme is recommended to be adopted.
Abstract: Summary Background Smokers are at higher risk of cardiopulmonary and wound-related postoperative complications than nonsmokers. Our aim was to investigate the effect of preoperative smoking intervention on the frequency of postoperative complications in patients undergoing hip and knee replacement. Methods We did a randomised trial in three hospitals in Denmark. 120 patients were randomly assigned 6–8 weeks before scheduled surgery to either the control (n=60) or smoking intervention (60) group. Smoking intervention was counselling and nicotine replacement therapy, and either smoking cessation or at least 50% smoking reduction. An assessor, who was masked to the intervention, registered the occurrence of cardiopulmonary, renal, neurological, or surgical complications and duration of hospital admittance. The main analysis was by intention to treat. Findings Eight controls and four patients from the intervention group were excluded from the final analysis because their operations were either postponed or cancelled. Thus, 52 and 56 patients, respectively, were analysed for outcome. The overall complication rate was 18% in the smoking intervention group and 52% in controls (p=0·0003). The most significant effects of intervention were seen for wound-related complications (5% vs 31%, p=0·001), cardiovascular complications (0% vs 10%, p=0·08), and secondary surgery (4% vs 15%, p=0·07). The median length of stay was 11 days (range 7–55) in the intervention group and 13 days (8–65) in the control group. Interpretation An effective smoking intervention programme 6–8 weeks before surgery reduces postoperative morbidity, and we recommend, on the basis of our results, this programme be adopted.

900 citations


Journal ArticleDOI
Abstract: Patient-reported measures of knee function are important for the comprehensive assessment of rheumatology conditions in both clinical and research contexts. To merit inclusion in this review, measures of knee function were required to be patient reported and assess aspects considered important by adult patients with knee problems such as injury or osteoarthritis (OA). Therefore, measures used in rheumatology, orthopedics, and sports medicine were considered. Dimensions deemed to be important to patients included pain, function, quality of life, and activity level. To identify instruments fulfilling these criteria, we utilized published reviews of knee instruments (1), knee OA instruments (2), and measures for use in patellofemoral arthroplasty (3). Based on these reviews, as well as extensive searches of more recent literature, we included the following 9 patient-reported outcomes: Activity Rating Scale, International Knee Documentation Committee Subjective Knee Evaluation Form, Knee Injury and Osteoarthritis Outcome Score, Knee Injury and Osteoarthritis Outcome Score Physical Function Short Form, Knee Outcome Survey Activities of Daily Living Scale, Lysholm Knee Scoring Scale, Tegner Activity Scale, Oxford Knee Score, and Western Ontario and McMaster Universities Osteoarthritis Index (WOMAC). Although the WOMAC can be applied to the hip and knee, this study contains data only applicable to the knee. Measures assessing activity level are listed separately. Psychometric data pertaining to the reliability and responsiveness of each patient-reported outcome are shown in Tables 1 and ​and2.2. The number of psychometric reports concerning each instrument ranges from 2–27. A higher number of reports indicates a higher degree of certainty in interpretation of the psychometric properties. Table 1 Summary of reliability data* Table 2 Summary of responsiveness data* Psychometric properties were based on data provided in Tables 1 and 2, and interpreted using standardized guidelines. Internal consistency was considered adequate if Cronbach’s alpha was at least 0.7 (4), and test–retest (intra-rater) reliability was adequate if the intraclass correlation coefficient was at least 0.8 for groups and 0.9 for individuals (5). Floor and ceiling effects were considered to be absent if no participants scored the bottom or top score, respectively, and acceptable if 0.8 were considered large (9). In this context, the minimum clinically important difference is the amount of change of a patient-reported outcome that represents a meaningful change to the patient, while the patient-acceptable symptom state is the least abnormal function score at which patients would consider themselves having acceptable function (10).

673 citations


Journal ArticleDOI
09 Dec 2014-Circulation
TL;DR: These CPGs, based on systematic methods to evaluate and classify evidence, provide a cornerstone of quality quality clinical practice guidelines (CPGs) with recommendations to standardize and improve cardiovascular health.
Abstract: Preamble 2216 1 Introduction 2217 2 Clinical Risk Factors: Recommendations 2220 3 Approach to Perioperative Cardiac Testing 2221 4 Supplemental Preoperative Evaluation: Recommendations 2221 5 Perioperative Therapy: Recommendations 2224 6 Anesthetic Consideration and Intraoperative Management: Recommendations 2228 7 Surveillance and Management for Perioperative MI: Recommendations 2229 8 Future Research Directions 2230 Appendix 1 Author Relationships With Industry and Other Entities (Relevant) 2237 Appendix 2 Reviewer Relationships With Industry and Other Entities (Relevant) 2239 Appendix 3 Related Recommendations From Other CPGs 2244 References 2230 The American College of Cardiology (ACC) and the American Heart Association (AHA) are committed to the prevention and management of cardiovascular diseases through professional education and research for clinicians, providers, and patients Since 1980, the ACC and AHA have shared a responsibility to translate scientific evidence into clinical practice guidelines (CPGs) with recommendations to standardize and improve cardiovascular health These CPGs, based on systematic methods to evaluate and classify evidence, provide a cornerstone of quality …

493 citations


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TL;DR: Whether obesity has a negative influence on outcome after primary total knee arthroplasty is determined to determine.
Abstract: Background: The increase in the number of individuals with an unhealthily high body weight is particularly relevant in the United States. Obesity (body mass index ≥30 kg/m2) is a well-documented risk factor for the development of osteoarthritis. Furthermore, an increased prevalence of total knee arthroplasty in obese individuals has been observed in the last decades. The primary aim of this systematic literature review was to determine whether obesity has a negative influence on outcome after primary total knee arthroplasty. Methods: A search of the literature was performed, and studies comparing the outcome of total knee arthroplasty in different weight groups were included. The methodology of the included studies was scored according to the Cochrane guidelines. Data extraction and pooling were performed. The weighted mean difference for continuous data and the weighted odds ratio for dichotomous variables were calculated. Heterogeneity was calculated with use of the I2 statistic. Results: After consensus was reached, twenty studies were included in the data analysis. The presence of any infection was reported in fourteen studies including 15,276 patients (I2, 26%). Overall, infection occurred more often in obese patients, with an odds ratio of 1.90 (95% confidence interval [CI], 1.46 to 2.47). Deep infection requiring surgical debridement was reported in nine studies including 5061 patients (I2, 0%). Deep infection occurred more often in obese patients, with an odds ratio of 2.38 (95% CI, 1.28 to 4.55). Revision of the total knee arthroplasty, defined as exchange or removal of the components for any reason, was documented in eleven studies including 12,101 patients (I2, 25%). Revision for any reason occurred more often in obese patients, with an odds ratio of 1.30 (95% CI, 1.02 to 1.67). Conclusions: Obesity had a negative influence on outcome after total knee arthroplasty. Level of Evidence: Prognostic Level II. See Instructions for Authors for a complete description of levels of evidence.

347 citations